Vendredi 7 Decembre 2007
La minute tendresse du matin
Par Squickette, Vendredi 7 Decembre 2007 à 07:49 GMT+2 dans Coups de coeur
(sans compter les câlins avec mon Lion
) Le meilleur moment pour moi, c'est à 48" et vous ?
Vendredi 7 Decembre 2007
Par Squickette, Vendredi 7 Decembre 2007 à 07:49 GMT+2 dans Coups de coeur
(sans compter les câlins avec mon Lion
) Le meilleur moment pour moi, c'est à 48" et vous ?
Dimanche 18 Novembre 2007
Par Squickette, Dimanche 18 Novembre 2007 à 18:38 GMT+2 dans Coups de coeur
Lundi 30 Juillet 2007
Par Squickette, Lundi 30 Juillet 2007 à 15:32 GMT+2 dans Coups de coeur

J'ai toujours aimé lire les récits d'hommes sur leurs (vraies) histoires d'amour... J'ai hélas l'impression que c'est plus rare à trouver que des récits féminins. Hier, au hasard d'une de mes recherches, j'ai donc été enchantée d'en découvrir un !
L'auteur s'appelle Georges Hubin (1875-1965) et son récit est issu d'un corpus sur les guerres du XXe siècle. Je n'ai pas entièrement lu son témoignage à vrai dire mais la partie qui a trouvé le plus écho en moi a été le tome III. Le début, c'est par ici.
Quelques extraits (pas les meilleurs pour ne pas tout dévoiler !) du tome III:
« Ses parents et elle-même m’apprirent que, parallèlement à moi qui allais repartir pour l’Afrique, elle s’en allait pour la Bohème, en qualité d’institutrice française, dans un couvent de la Visitation, à Choteschau, en compagnie d’une autre jeune fille venant de Paris. Cette nouvelle m’enchanta réellement. Je ne sais pourquoi, j’étais heureux de constater chez cette jeune fille une inclination vers d’autres chemins que ceux de la routine, un désir de vivre plus intensément, avec de l’initiative personnelle et en dehors des milieux restreints, étriqués de la vie bourgeoise contemporaine. Je la félicitai de tout coeur et en toute sincérité de sa décision, de son courage, de sa volonté. Et mes félicitations, je puis le dire, avaient de la valeur, car elles n’étaient pas celles, toutes verbalement mondaines, d’un monsieur qui n’aurait jamais quitté son trou. Du reste, elle me le fit bien remarquer à ce moment-là, et, plus tard, elle m’a dit que mes encouragements lui avaient fait énormément de bien. »
« La séparation d’avec Thérèse n’y était pour rien. Je n’avais pour elle aucune tendresse, aucune estime. Elle n’était rien pour moi en fait d’attache de coeur. Et, physiquement, elle ne me manquait pas. Je me souviens bien m’être analysé sous toutes les faces: aucune figure de femme ne se projetait sur cet écran douloureux qu’était ce viscère en crise. Je désirais aimer. Je désirais l’amour entier, total, infini, d’un être féminin que je chérirais plus que tout et de qui je recevrais également les tendresses. Je désirais l’union complète, intime, charnelle, spirituelle, de l’âme, du coeur enfin l’amour entier et exaltant. Et je ne savais pas pour qui. »
« Cette lutte dura longtemps. L'amour l'emporta. Il était devenu tellement envahissant en moi que toute la place qui n'était pas pour lui en était quand même comblée. Je vécus là des semaines et des mois d'une intensité inouïe. Il y eut cependant un mois pénible: le mois de Janvier 1905. C'est surtout pendant ce mois que la lutte entre mes tendances fut la plus vive et la plus cruelle: tendance vers l'amour avec Magdeleine - je ne l'appelais déjà plus Mademoiselle Magdeleine dans mes pensées - et tendance vers l'indépendance absolue du broussard soudanais. Celle-ci était tenace, puissante; elle mettait l'autre en échec et elle avait pour alliée le dérivatif de Bruxelles. Ce fut pourtant ce dérivatif qui fit pencher la balance, définitivement, du côté de l'amour vrai, par le contraste justement qu'il présentait avec cet amour uniquement sensuel, intermittent et sans but, sans tendresse, sans estime que l'autre me donnait. Je sais bien que je ne lui demandais rien d'autre que d'être un agréable passe-temps pendant mon séjour en France. Mais voilà! L'autre amour, le vrai, l'unique, était là ( ) »



