Les découvertes de Squickette

Mobile hardanger et travail d'équipe

 

       De retour de vacances, je ne mettrai pas nos photos (mon Chéri s'en charge :-)) mais le mobile aux papillons et libellules que j'ai brodé pour les nièces de mon homme et offert pendant notre périple dans le sud. C'est vraiment un travail d'équipe car mon Chéri m'a aidée pour la conception des libellules (il s'est quand même inspiré d'une libellule d'Isabelle Vautier) et d'un papillon notamment, et il s'est occupé de couper les baguettes en bois, de faire des beaux noeuds dans les rubans et de les fixer avec de la colle textile et, in fine, de l'équilibrage qui ne fut pas une mince affaire. C'était un boulot assez long mais au final, nous sommes super contents du résultat !

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Les Inconnus

 

 

Je suis retombée sur différents sketches des Inconnus et ça me fait toujours autant rire ! J'adore notamment les passages suivants "Il est interdit de toucher aux pelouses de l'établissement !", "Le SGEN... et le SGUEGUE, "Agadou... Pousse la nana et mouds l'café !", la chanson des Bidons d'Huile, "la régulation des pitchs, des patchs... sans oublier les poutchs"... :-)

 

 

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« Pour une vie réussie, un amour réussi », Arnaud Desjardins

 

 

        Je l'avais déjà cité en parlant de notre mariage. Je me décide enfin à vous faire part (lol) d'un petit résumé de sa pensée sur le couple.

       Depuis la déferlante "Mars et Vénus" de John Gray, je trouve qu'on entend tout et n'importe quoi sur les relations hommes-femmes car beaucoup ont tendance à vouloir ranger les uns et les autres dans des comportements bien définis. C'est d'ailleurs ce que je lis sur beaucoup de blogs... :-(
Cela m'atterre car je trouve notamment que mon Chéri n'a pas du tout ce genre de comportements négatifs stéréotypés que l'on décrit pour les hommes et qui d'ailleurs ressemblent en fait à des comportements infantiles et ne sont pas l'apanage de la gent masculine. Je n'ai pas approfondi John Gray donc mon avis n'est pas (encore) construit et je ne pense pas que tout ce qu'il raconte soit faux, mais je trouve que certains exemples qu'il cite sont très réducteurs.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                      Le passage « Sortir les poubelles » dans le chapitre "Préserver la magie de l'amour" du son livre "Mars et Vénus sous la couette" m'avait bien fait rire : « Les femmes apprécient tout particulièrement qu'un homme fasse pour elles quelque chose qui l'ennuie (sic ?) vraiment, comme sortir les poubelles, par exemple. ( ) »
Bref, je préfère de loin lire Arnaud Desjardins car ses propos sur le couple sont à mon sens beaucoup plus constructifs et spirituels. Il ne nie pas la différence des sexes mais souligne davantage leur complémentarité, et ce, avec beaucoup plus de finesse que John Gray. Il souligne le fait que la plénitude de l'état humain consiste d'abord à assumer complètement, pour la femme sa féminité, et pour l'homme sa masculinité, puis ensuite d'intégrer pour la femme sa masculinité et pour l'homme sa féminité. Pour lui, « Malheureusement, aujourd'hui, les hommes sont rarement des hommes, les femmes sont rarement des femmes et nous vivons dans un monde mené par des idées, ( ) des préjugés sur ce qu'est un homme viril ou une femme féminine, ( ). » Certains seront choqués par ce propos mais je vous conseille de lire tout ce qu'il ajoute à ce sujet avant d'avoir un avis catégorique.
Il aborde aussi la question de l'égalité des sexes (mal comprise aujourd'hui) et de la fidélité mais pas comme un « esclavage à des règles ». Là aussi, c'est bien trop riche pour m'étendre dessus.
J'en arrive maintenant aux 5 critères qui permettent de « savoir si deux êtres sont faits l'un pour l'autre », 5 critères grâce auquels on peut reconnaître la valeur profonde d'un couple et si leur union les mènera au bonheur et à l'accomplissement. Bien entendu, il ne s'agit pas ici de fascination amoureuse, de passion qui, elles, ne peuvent aboutir à une réelle communion. Je traduirai de l'anglais, parfois un peu maladroitement, ces critères.


1) Le sentiment d'être 2 compagnons. Se sent-on encore seul même en étant en couple ? Peut-on considérer l'Autre comme son/sa meilleur(e) ami(e) ? Peut-il « jouer » tous les rôles et nous combler vraiment ? Bref, y a-t-il quelqu'un à mes côtés qui me comprend et que je comprends, avec qui j'aime échanger, partager... ? Si ce sentiment existe, il s'enrichit au fil des années, contrairement à la passion amoureuse ordinaire qui elle est condamnée à perdre de son intensité.

2) Le fait que les choses soient faciles, que l'on se sente à l'aise. Se sent-on bien dans la relation avec l'Autre ? Dois-je lutter contre mes émotions car la relation me fait-elle souffrir ou, au contraire, est-elle sereine, harmonieuse, « facile » et épanouissante ? Je trouve que ce critère va à l'encontre de la pensée commune qui affirme qu'il est sain d'entrer en conflit avec l'Autre pour mieux se réconcilier. C'est un avis que mon Chéri et moi ne partageons pas ; nous trouvons cela plutôt immature. Il ne s'agit pas de refouler ses rancoeurs mais d'en parler calmement sans accuser l'Autre. Je trouve que ça dissipe le malaise et que c'est enrichissant pour bien connaître l'Autre et son fonctionnement.

3) Deux natures qui ne soient pas trop différentes. Il est normal qu'il y ait une différence et une complémentarité entre un homme et une femme car l'Autre est un autre. Cependant, une vie commune n'est pas possible ou épanouissante quand deux natures sont incompatibles, même si l'on est amoureux. Avons-nous suffisamment de centres d'intérêt communs pour développer une grande complicité ? Pouvons-nous tout partager et vraiment vivre en commun ?

4) Une confiance, une foi complètes en l'Autre. Avons-nous pleinement confiance en l'Autre ? Avons-nous cessé d'avoir peur ? Parvient-on à surmonter sa jalousie car on lui fait réellement confiance ?

5) Une forte impulsion spontanée à rendre l'Autre heureux. Il s'agit de trouver son bonheur dans le bonheur de l'Autre. Veut-on rendre l'Autre heureux de façon égoïste ou tenons-nous vraiment compte de ses demandes, de sa personnalité, de ses goûts, de ses besoins... ? Donner, ce n'est pas donner ce que nous avons envie de donner au partenaire tel que nous voulons qu'il soit mais au partenaire tel qu'il est et tel que nous avons à apprendre à le voir, à le comprendre et à le ressentir... Si cette impulsion est réciproque, les deux sont comblés...

Tout un programme... Vous remarquerez d'ailleurs l'interaction de ces 5 critères.

Je vous conseille aussi de lire le chapitre sur « l'union des sexes » qui est très intéressant... et le lire en couple, c'est encore mieux ! :-)

PS : Le point de vue de mon Chéri sur notre relation par ici.

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Une histoire d'amour de par chez nous !

       J'ai toujours aimé lire les récits d'hommes sur leurs (vraies) histoires d'amour... J'ai hélas l'impression que c'est plus rare à trouver que des récits féminins. Hier, au hasard d'une de mes recherches, j'ai donc été enchantée d'en découvrir un !

       L'auteur s'appelle Georges Hubin (1875-1965) et son récit est issu d'un corpus sur les guerres du XXe siècle. Je n'ai pas entièrement lu son témoignage à vrai dire mais la partie qui a trouvé le plus écho en moi a été le tome III. Le début, c'est par ici.


Quelques extraits (pas les meilleurs pour ne pas tout dévoiler !) du tome III:


« Ses parents et elle-même m’apprirent que, parallèlement à moi qui allais repartir pour l’Afrique, elle s’en allait pour la Bohème, en qualité d’institutrice française, dans un couvent de la Visitation, à Choteschau, en compagnie d’une autre jeune fille venant de Paris. Cette nouvelle m’enchanta réellement. Je ne sais pourquoi, j’étais heureux de constater chez cette jeune fille une inclination vers d’autres chemins que ceux de la routine, un désir de vivre plus intensément, avec de l’initiative personnelle et en dehors des milieux restreints, étriqués de la vie bourgeoise contemporaine. Je la félicitai de tout coeur et en toute sincérité de sa décision, de son courage, de sa volonté. Et mes félicitations, je puis le dire, avaient de la valeur, car elles n’étaient pas celles, toutes verbalement mondaines, d’un monsieur qui n’aurait jamais quitté son trou. Du reste, elle me le fit bien remarquer à ce moment-là, et, plus tard, elle m’a dit que mes encouragements lui avaient fait énormément de bien. »

« La séparation d’avec Thérèse n’y était pour rien. Je n’avais pour elle aucune tendresse, aucune estime. Elle n’était rien pour moi en fait d’attache de coeur. Et, physiquement, elle ne me manquait pas. Je me souviens bien m’être analysé sous toutes les faces: aucune figure de femme ne se projetait sur cet écran douloureux qu’était ce viscère en crise. Je désirais aimer. Je désirais l’amour entier, total, infini, d’un être féminin que je chérirais plus que tout et de qui je recevrais également les tendresses. Je désirais l’union complète, intime, charnelle, spirituelle, de l’âme, du coeur enfin l’amour entier et exaltant. Et je ne savais pas pour qui. »

« Cette lutte dura longtemps. L'amour l'emporta. Il était devenu tellement envahissant en moi que toute la place qui n'était pas pour lui en était quand même comblée. Je vécus là des semaines et des mois d'une intensité inouïe. Il y eut cependant un mois pénible: le mois de Janvier 1905. C'est surtout pendant ce mois que la lutte entre mes tendances fut la plus vive et la plus cruelle: tendance vers l'amour avec Magdeleine - je ne l'appelais déjà plus Mademoiselle Magdeleine dans mes pensées - et tendance vers l'indépendance absolue du broussard soudanais. Celle-ci était tenace, puissante; elle mettait l'autre en échec et elle avait pour alliée le dérivatif de Bruxelles. Ce fut pourtant ce dérivatif qui fit pencher la balance, définitivement, du côté de l'amour vrai, par le contraste justement qu'il présentait avec cet amour uniquement sensuel, intermittent et sans but, sans tendresse, sans estime que l'autre me donnait. Je sais bien que je ne lui demandais rien d'autre que d'être un agréable passe-temps pendant mon séjour en France. Mais voilà! L'autre amour, le vrai, l'unique, était là ( ) »

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Le Squick et sa Tortue


Comme vous l'avez compris, j'ai donné 2 pseudos à mon Chéri : mon Lion et ma Tortue (là pas du tout pour une question de vitesse :-))

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